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 Le Hijab Islamique selon les règles de la Shari’ah

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MessageSujet: Le Hijab Islamique selon les règles de la Shari’ah   Jeu 22 Oct - 7:12

as salam aaleykounna wa rahmatallah wa barakatouhou

Qu'est-ce qu'on n'entend pas de la part des gens de Bid'ah! Selon eux, une femme musulmane peut jouer au soccer (foot) avec un petit foulard coloré sur ses cheveux et courir, sauter, sur un terrain, devant une assemblée d'hommes et de femmes. Comment des femmes qui portent des pantalons et des vêtements moulants, et des petits foulards serrés sur la tête peuvent-elles penser une seule seconde que ce genre de vêtement pervers et impudique puissent être décris comme étant un Hijab Islamique?

Ce genre de pantalon est Haram même pour les hommes, car il dessine les formes de la ‘Awrah, alors que dire de ces vêtements pour une femme! C’est une des grandes Bid’ah de ce siècle qu’on doit aux gens de Bid’ah parmi la secte des frères musulmans. Les femmes qui portent ce genre de vêtements n’ont aucune récompense pour le foulard qu’elles portent car une action ne sera acceptée que si cette action remplie deux conditions :

1 - L'acte d'adoration doit être accomplie purement pour Allah, ne cherchant que Son agrément.

2-l’acte doit être en accord avec toutes règles de la Shari’ah ou en accord avec le Qor’an et la Sounnah. Si l'une de ces deux conditions n’est pas respectée, l’action n’a aucune valeur pour Allah. Il est triste que beaucoup de musulmans ignorent ce point fondamental.

Voici donc les conditions du Hijab Islamique selon les règles de la Shari’ah :

Les savants de l’Islam ont établi des conditions tirées du Qor’an et de la Sounnah, dans le but de faciliter la compréhension pour les musulmans. Nous allons les citer une par une tout en mentionnant les preuves pour chaque condition.

1-Première condition :

Le Hijab doit couvrir tout le corps, comme cela est clairement prouvé dans le Qor’an et dans la Sounnah. Voici les explications détaillées à ce sujet.

Première preuve :

(يا أيها النبي قل لأزواجك و بناتك و نساء المؤمنين يدنين عليهن من جلابيبهن. ذلك أدنى أن يعرفن فلا يؤذين و كان الله غفوراً رحيماً)

Allah dit :


(Ô prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (Jilbaab) : elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux) [Al-Ahzaab : 33 : 59]


Dans ce verset, Allah dit au prophète de dire à ses épouses, à ses filles et aux femmes des croyants :


·De ramener sur elles leurs grands voiles (جلباب) (Jalaabiib, pluriel de Jilbaab).

·Pour qu’elles soient reconnues comme étant des femmes libres et non des esclaves ou des femmes non-musulmanes.

·Et pour qu’elles ne soient pas offensées par les hypocrites pervers, lorsqu’elles sortent à l’extérieur.


Ibn Kathir[1] dit :

(Allah ordonne à Son messager d’ordonner aux femmes croyantes – en commençant par ses épouses et ses filles, à cause de leur noblesse – de ramener sur elles leurs Jilbaab, pour les distinguer des femmes non-musulmanes et des esclaves […] As-Souddi[2] dit que des gens parmi les pervers de Médine (des hypocrites) sortaient durant la nuit, profitant de l’obscurité, attendant que des femmes sortent pour aller faire leurs besoins, pour les agresser. Lorsque la femme portait le Jilbaab ils disaient: C’est une femme musulmane libre et ne l’approchaient pas. Et s’ils voyaient une femme sans Jilbaab ils disaient: C’est une esclave puis ils allaient vers elle (pour l’agresser).



Et Moujaahid[3] dit :

Elles portaient le Jilbaab pour faire savoir qu’elles étaient libres et pour que les pervers ne s’approchent pas d’elles.)[4].



En ce qui concerne le Jilbaab, Ibn Kathiir a rapporté :


(Qu’il s’agissait en fait du «Ridaa’a» : une grande pièce de tissu, portée par dessus le Khimar[5]. Ceci est l’opinion du compagnon Ibn Mas’oud[6] et de plusieurs Taabi’iin (élèves de compagnons), parmi eux : Hasan al-Basri[7], Qataadah[8], Ibraahiim an-Nakha’i[9], ‘Atââ’ al-Khourasaani[10], et il est (le Jilbaab) semblable au Izar aujourd’hui.)



L’Imam Ibn Jariir At-Tâbari[11] rapporte qu’Ibn ‘Abbas a dit :

(Elles couvrent leurs visages à partir du dessus de leur tête avec le Jilbaab, et elles laissent paraître un seul œil.) Et il rapporte aussi que ‘Oubaidah As-Salmaani[12] fut questionné par Ibn Siriin[13] au sujet de ce verset et il dit : (Il (‘Oubaidah) couvrit sa tête et son visage avec son vêtement et laissa paraître un de ses yeux.)




Al-Qourtoubi[14] dit :

(L’opinion correcte est que le Jilbaab est un vêtement qui couvre tout le corps.) Puis il dit :(Les gens diffèrent en ce qui concerne la façon dont le Jilbaab doit être porté. Ibn ‘Abbas et ‘Oubaidah as-Salmaani ont dit que le Jilbaab doit envelopper complètement le corps de la femme, de façon à ce que rien ne paraisse sauf un œil pour qu’elle puisse voir.)



Certains tentent de limiter cet ordre à l’époque du prophète , mais cela est incorrect, car le sens du verset est général et le Qor’an et la Sounnah furent révélés pour qu’ils soient appliqués jusqu’au Jugement Dernier[15]. Oum ‘Atiyyah a dit :


عن أم عطية، قالت : أمرنا رسول الله صلى الله عليه وسلم أن نخرجهن في الفطر و الأضحى ، العواتق ، والحيض ، وذوات الخدور ، فأما الحيض فيعتزلن الصلاة و يشهدون الخير و دعوة المسلمين ، قلت : يا رسول الله ! إحدانا لا يكون لها جلباب ، قال : (لِتُلبسْها أخْتُها من جلبابها)

«Le prophète nous a ordonné d’amener les jeunes filles, les femmes de maison et les femmes menstuées pour la prière de l’Aïd al-Fitr et de l’Aïd al-Adha. En ce qui concerne la femme menstruée, elle ne fait pas la prière, mais elle assiste au bien et aux invocations des musulmans. Je lui dis : «Ô prophète d’Allah ! Certaines parmi nous n’ont pas de Jilbaab» Il répliqua : «Que leurs sœurs leurs prêtent des Jilbaabs à porter»[16].


Ce qui prouve que le Jilbaab est obligatoire, sinon le prophète n’aurait pas ordonné aux femmes de prêter des Jilbaabs à celles qui n’en avaient pas.

On peut donc comprendre, d’après la description du Jilbaab faite par les compagnons du prophète et les Taabi’iins, que ce que plusieurs femmes considèrent aujourd’hui comme étant un Hijab, ne respecte pas du tout les conditions de la Shari’ah.


Deuxième preuve :



(و قل للمؤمنات يغضضن من أبصارهن و يحفظن فروجهن و لا يبدين زينتهن إلا ما ظهر منها. و ليضربن بخمرهن على جيوبهن . و لا يبدين زينتهن إلا لبعولتهن أو آباءهن أو آباء بعولتهن أو أبناءهن أو أبناء بعولتهن أو إخوانهن أو بني إخوانهن أو بني أخواتهن أو نساءهن أو ما ملكت أيمانهن أو التابعين غير أولي الإربة من الرجال أو الطفل الذين لم يظهروا على عورات النساء. ولا يضربن بأرجلهن ليعلم ما يخفين من زينتهن)


Allah dit :


(Et dit aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile (Khimar) sur leur poitrine; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas d’envie pour les femmes, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures) [An-Nour : 24 : 31]


Allah dans ce verset s’adresse au prophète , lui ordonnant de dire aux femmes croyantes :


·De baisser leur regards.

·De garder leur chasteté.[17]

·De ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît.

·De rabattre leurs voiles (خمار) (Khoumour pluriel de Khimar) sur leur poitrine.

·De ne montrer leurs atours qu’aux gens mentionnés.[18]

·De ne pas frapper de leurs pieds de façon à faire savoir ce qui est caché de leurs parures.


Ibn Kathir dit :

(Le Khimaar correspond au voile que la femme porte pour couvrir sa tête et c’est ce que les gens appellent al-Maqaani’, et Sa’iid Ibn Joubaïr dit :

(Et qu’elles rabattent), signifie : qu’elles ajustent fermement. (Leur Khimaar sur leur poitrine) signifie : sur leur cou et leur poitrine de façon à ce que rien ne soit visible.

Et Al-Boukhari a rapporté selon ‘A’ishah (la femme préférée du prophète ), qu’elle a dit :

«Qu’Allah remplisse les femmes des Ansaars[19] de miséricorde, car lorsqu’Allah a révélé ce verset, elles déchirèrent leurs couvertures pour se couvrir». […] et selon Sâfiyyah Bint Shaibah qu’elle dit :


«Nous étions chez ‘A’ishah et les femmes mentionnèrent les mérites des femmes de Qouraïsh, alors ‘A’ishah dit : «Certes, les femmes de Qouraïsh ont bien des mérites, par contre je jure par Allah, que je n’ai jamais vu de meilleures femmes, et plus sincères envers le Livre d’Allah, ni plus croyantes en la révélation, que les femmes des Ansaars. Le verset de la Sourah An-Nour fut révélé, et leur maris rentrèrent chacun chez eux pour leur réciter ce qu’Allah avait révélé, chaque homme récite à sa femme, à sa fille, à sa sœur et à tous ses proches, ce que cette Sourah contient, et elles se précipitent, toutes sans exception, vers leurs couvertures pour se couvrir avec, en toute sincérité et avec foi en ce qu’Allah avait révélé dans Son Livre. Les femmes sortirent le lendemain matin suivant pour prier derrière le prophète , la tête couverte, comme si elles avaient des corbeaux sur la tête».)[20]




Le Sheikh ‘Abdul-‘Aziz Bin Baaz dit :



(Ibn Mas’oud a dit :


«Et (sauf ce qui en paraît) signifie : ce qui paraît des vêtements, car cela est pardonné». Ce qu’il veut dire par «les vêtements», ce sont les vêtements qui n’exhibent pas les atours et qui ne sont pas causes de tentations. Par contre, ce qui est rapporté selon Ibn ‘Abbas, qu’il a interprété (sauf ce qui en paraît) comme étant le visage et les mains; nous devons le prendre comme étant avant l’obligation du Hijab. Car après cela, Allah a ordonné de couvrir tout le corps comme cela a été expliqué dans les nobles versets de la sourah Al-Ahzab, et ce que ‘Ali ibn Talhah rapporte, prouve que c’est ce que voulait dire Ibn ‘Abbas, il dit :

«Allah a ordonné aux femmes croyantes, lorsqu’elles sortent de leur maison pour une nécessité quelconque, de couvrir leur visage à partir du dessus de leur tête avec leur Jilbaab et de ne laisser qu’un seul oeil paraître.».


Et Sheikh Al-Islam, Ibn Taimiyyah, ainsi que d’autres parmi les savants et les vérificateurs, ont expliqué cela. Et c’est la vérité sur laquelle il n’y a pas le moindre doute. En ce qui concerne ce qu’Abou Daoud a rapporté dans son recueil de Hadith, que ‘A’ishah a dit que Asma Bint Abi Bakr (sa sœur) est entrée chez elle, portant des vêtements légers, alors le messager d’Allah détourna sa tête et dit:

«Ô Asma! Lorsqu’une fille atteint l’âge de puberté, Il n’est pas permis qu’on voit de son corps, exepté ceci et ceci» et il pointa son visage et ses mains. Ce Hadith n’est pas authentique (Da’iif) dans sa chaîne de narrateur et il ne peut pas être attribué au prophète .

Car il est rapporté par Khalid Ibn Douraik selon ‘A’ishah, et il n’a jamais entendu de Hadith d’elle directement. Donc, le Hadith est interrompu (Mounqati’) et c’est pourquoi Abou Daoud, après l’avoir rapporté a dit :

«Ce Hadith est Moursal, parce que Khalid n’a jamais rencontré ‘A’ishah et parce qu’un des narrateurs est Sa’d Ibn Bashir et il est faible (Da’iif) et ce qu’il rapporte ne peut pas être utilisé comme preuve». Il y a un troisième problème dans le Hadith; c’est que Qataadah rapporte le Hadith «selon» (‘an) Khaalid Ibn Douraik, et il est Moudallis[21].)[22]

Ibn Kathir dit à propos de :

(Et qu’elles ne frappent pas leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures) : (Avant l’Islam, lorsque la femme marchait dans la rue et qu’elle portait à son pied un bracelet qui ne faisait pas de bruit, elle frappait le sol avec son pied pour que les hommes puissent entendre son tintement. Alors Allah a interdit aux croyantes de faire pareil. La même chose est applicable si ses parures et ses atours sont couverts et qu’elle bouge d’une manière à faire paraître ce qui est caché, cela rentre aussi dans l’interdiction. ) Puis il mentionne ensuite l’interdiction pour la femme de sortir de chez elle parfumée, en citant les preuves de cela, puis il dit :

(Cela comprend également l’interdiction pour la femme de marcher au milieu du chemin, pour ce que cela comporte d’exhibition (Tabarrouj). )[23]



Troisième preuve :


Allah dit :


(و القواعد من النساء اللاتي لا يرجون نكاحاً فليس عليهن جناح أن يضعن ثيابهن غير متبرجات بزينة و أن يستعففن خير لهن و الله سميع عليم )


(Et quant aux femmes qui n’espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie) (le Jilbaab), sans cependant exhiber leurs atours et si elles cherchent la chasteté c’est mieux pour elles. Allah a connaissance de toutes choses) [An-Nour : 24 : 60]



Le Sheikh Ibn Jariir At-Tabari a dit :

Le Très-Haut a dit :

(Les femmes qui ne peuvent plus avoir d’enfants, à cause de leur âge avancé, qui n’ont plus de menstruations et qui n’enfantent plus; (Qui n’espèrent plus le mariage) ; C’est à dire : Celles qui ont désespéré de se trouver un époux et qui ne pensent plus aux hommes. (Nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie)) ; C’est à dire : leur Jilbaab : qui est le Qinaa’ (une grande couverture), qui est portée sur le Khimaar. Et le Ridaa’a qui est porté par-dessus les vêtements. Et il n’y a pas de blâme pour elles de ne pas porter cela devant les proches «Mahaarim»[24] ou devant les étrangers qui ne font pas partie des proches, sans toutefois exhiber leurs atours. Et concernant ce que nous avons mentionné les savants de l’explication du Qor’an ont dit d’après Ibn ‘Abbas :


(Et quant aux femmes qui n’espèrent plus le mariage (atteintes par la ménopause)) c’est la femme qui n’a pas de reproche à s’asseoir dans sa maison avec une robe et un Khimar, et elle enlève le Jilbaab tant qu’elle n’exhibe pas ce qu’Allah déteste. Et c’est ce qu’Il dit :(Nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie), sans cependant exhiber leurs atours) Puis Il dit : (Et si elles cherchent la piété c’est mieux pour elles).


‘Oubaid a dit :

«J’ai entendu Ad-Dâhhaak dire à propos de (d’enlever leurs vêtements de (sortie): cela signifie :le Jilbaab : qui est le Qinaa’ et ça concerne la femme âgée qui ne peut plus enfanter. Le fait de ne pas porter le Jilbaab par dessus le Khimaar ne lui nuit pas, cependant, toute autre femme musulmane libre (c’est à dire, qui n’est pas esclave), est obligée de porter son Jilbaab par dessus le Khimar lorsqu’elle atteint la puberté. Et Allah dit dans Sourah Al-Ahzaab :(De ramener sur elles leur grand voile (Jilbaab) elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.)[33 :59]).

Puis il rapporte selon Moujahid, avec sa chaîne de narrateurs qu’il a dit :

((Leurs vêtements de (sortie)) «c’est : le Jilbaab». Et Ibn Zaid a dit : «c’est enlever le Khimar», et Ibn Mas’oud a dit : «C’est le Jilbaab ou le Ridaa’a ou le Milhafah[25]» (une couverture portée par dessus les vêtements)). Jusqu'à ce qu’il dise : ((Et si elles cherchent la chasteté, c’est mieux pour elles) cela signifie : que si elles sont chastes et pudiques et qu’elles sont timides d’enlever leur Jilbaab et leurs Rida’a; le porter est mieux pour elles que de l’enlever. Les savants du Tafsiir ont rapporté ce que nous avons dit.) Puis il cite selon Moujaahid avec la chaîne de narrateurs, disant :(«Qu’elles portent le Jilbaab.» Et selon Ash-Sha’bi qu’il dit : «Laisser tomber cela», c’est à dire, qu’elles laissent tomber la permission d’enlever le Jilbaab.)[26]

Lorsqu’on lit l’explication de ces savants, on constate que ce qui se passe aujourd’hui est tout à fait le contraire de ce que le verset ordonne. La plupart du temps, ce sont les femmes âgées qui se voilent, alors que les jeunes femmes se découvrent et exposent leurs atours aux hommes. Mais s’il est mieux pour les femmes d’âge avancé de chercher la chasteté en portant le Jilbaab, cela est encore plus important pour la femme qui est jeune et attirante, car elle est une source de tentation plus grande pour les hommes de tout âge. Son péché, en ne couvrant pas son corps et en exhibant ses charmes et ses atours est beaucoup plus grave que celui de la vieille femme, qui, en général, n’est pas convoitée par les hommes. La femme âgée n’a la permission de découvrir que son visage et ses mains en enlevant le Jilbaab, alors que dire de la jeune femme, qui en plus de montrer son visage et ses mains, montre ses cheveux, son cou, sa poitrine, ses cuisses et ses jambes, ses bras etc.


Ibn Kathiir dit :

(Ibn ‘Abbas a dit que : «Le verset (Et dit aux croyantes de baisser leur regard…) [Al-Ahzaab : 24 : 31], fut abrogé par celui-là (le verset de la troisième preuve) et la seule exception est les vielles femmes qui n’ont plus leurs règles et qui n’espèrent plus de se marier. Ibn Mas’oud dit :«(Nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie)) signifie : Le Jilbaab ou le Ridaa’a». La même chose a été dite par Ibn Abbas, Ibn ‘Omar, Moujaahid, Sa’iid Ibn Jubair, Abi Sha’thah, Ibraahiim An-Nakha’i, Al-Hasan, Qataadah, Az-Zouhri, Al-Awzaa’i[27] et d’autres.)[28]



Le Sheikh Ibn Baaz dit au sujet de ce verset :

(Allah nous informe dans ce verset que les femmes âgées qui n’espèrent plus le mariage n’ont aucun reproche à enlever les vêtements qui couvrent leur visage et leurs mains, pourvu qu’elles n’exhibent pas leurs atours. À partir de cela, on peut comprendre que celle qui exhibe ses atours n’a pas le droit d’enlever ses vêtements de sortie et qu’il y a un reproche contre elle si elle le fait, même si elle est vieille. Car un homme peut être attiré par une femme malgré son âge avancé, et parce que l’exhibition (at-Tabarrouj) peut créer de la tentation même lorsqu’une femme est vieille. Que dire alors, du cas de celle qui est jeune et belle, lorsqu’elle expose ses atours ? Il n’y a pas de doute que son péché est plus grave, que son reproche est plus sévère et que la tentation dont elle est la cause est plus grande. De plus, Allah a mis comme condition pour que la vieille femme (puisse enlever son Jilbaab), qu’elle n’espère plus le mariage, et ce n’est que – et Allah sait mieux – parce que si elle espère le mariage, elle sera poussée à se faire belle, à exhiber ses atours dans le but d’attirer les hommes, il lui fut donc interdit d’enlever ses vêtements de sortie pour la protéger, elle et les gens qui l’entourent, de la tentation. Puis Il termina le verset en incitant les vieilles femmes à la chasteté et Il expliqua que cela était mieux pour elles que d’enlever leurs vêtements de sortie, même si elles n’exhibent pas leurs atours. On voit donc par cet exemple, le mérite de se voiler et de se couvrir avec les vêtements de sortie (le Jilbaab). Il faut donc obligatoirement, que le Hijaab et la chasteté d’exhiber ses atours soient, à plus forte raison, mieux pour les jeunes filles et plus loin encore de la tentation.)[29]


Quatrième preuve :

Allah dit :

( و قرن في بيوتكن و لا تبرجن تبرج الجاهلية الأولى)

(Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas (Tabarrouj) à la manière des femmes d’avant l’Islam (al-Jaahiliyyah, le temps de l’ignorance)) [Al-Ahzaab : 33 : 33]



Ibn Kathiir dit :

((Restez dans vos foyers) signifie : demeurez dans vos maisons et ne sortez pas sans nécessité)[30]

Le Sheikh Bin Baaz dit :

(Allah dit aux mères des croyants (les épouses du prophète ) – et toutes les femmes musulmanes sont comprises par cet ordre – de rester dans leur maison, étant donné que cela les protège et les éloigne de tout les moyens de corruption et parce que les sorties inutiles mènent à l’exhibition, tout comme elles mènent à beaucoup d’autres mauvaises choses.)[31]


Le Sheikh Ibn Kathiir dit ensuite :

((Et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (al-Jaahiliyyah) Moujaahid a dit : «La femme sortait de sa maison et marchait devant les hommes, voilà ce que signifie l’exhibition du temps de l’ignorance». Qataadah a dit : «Et (Cela s’applique) lorsque vous sortez de vos maisons. Elles (les femmes avant l’Islam) avaient une façon de marcher et de parler pour attirer les hommes, et Allah leur a interdit de faire cela.» Mouqaatil Ibn Hayyaan a dit :«At-Tabarrouj signifie : que la femme met son Khimaar sur sa tête et ne le rabat pas correctement, de manière à faire voir ses colliers et ses boucles d’oreilles, son cou et tout ce qui paraît d’elle, cela est de l’exhibition»)[32]


Et le Sheikh Bin Baaz dit que le Tabarrouj est :

(Le fait de laisser paraître les charmes et les atours, comme la tête, le visage, le cou, la poitrine, les bras, les jambes, ainsi que les autres atours.)[33]


D’après ce verset, on peut comprendre que ce que font les femmes d’aujourd’hui, est un autre genre de Tabarrouj auquel on donne une apparence religieuse. C’est pourquoi c’est une forme de Bid’ah dans la religion. Les femmes qui portent les foulards sur la tête sans se couvrir le reste du corps de façon acceptable selon la Shari’ah croient faire une chose qui les rapproche d’Allah alors que cela ne fait que les éloigner de Sa miséricorde. Comment une femme musulmane peut-elle croire que de porter des jeans ou des pantalons et un petit veston avec un foulard peut être désigné comme étant un Hijab! De ne rien porter du tout est mieux certes que de mentir sur Allah et sur sa religion!


La cinquième preuve :

(و إذا سألتموهن متاعاً فاسألوهن من وراء حجاب ذلكم أطهر لقلوبكم و قلوبهن)


(Et si vous leur demandez (aux femmes du prophète) un objet quelconque, demandez-le leur derrière un rideau (Hijab) : c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs…) [Al-Ahzaab : 33 : 33]


L’Imam Al-Qourtoubi dit sur ce verset :

(Les gens diffèrent en ce qui concerne l’objet ou la chose en question. Certains disent; les choses que l’on s’empruntent, d’autres disent; Une question sur la religion (Fatwa) et d’autres disent: les pages du Qor’an. Mais la bonne opinion est que c‘est général et que ça comprend toutes les choses que l’on peut emprunter ou demander, que ce soit des choses religieuses ou des choses de la vie.) Et il dit aussi : (Dans ce verset, il y a la preuve qu’Allah a permis de leur demander (aux femmes du prophète) derrière un rideau (Hijab) pour une nécessité quelconque qui se présente ou pour poser une question dans la religion. Et toutes les femmes sont comprises par cela, selon ce qu’impliquent les bases de la Shari’ah, du fait que tout de la femme est ‘Awrah[34]; son corps et sa voix, et il n’est pas permis de se découvrir sauf pour une nécessité comme le témoignage, ou pour une maladie qui nécessite un traitement sur son corps.)[35]


Le Sheikh Bin Baaz dit :

(Ce noble verset, représente une preuve textuelle claire de l’obligation de voiler les femmes des hommes et de les cacher de ceux-ci. Allah a clarifié dans ce verset, que le Hijab est plus pur pour les cœurs des hommes et des femmes et les éloigne de la turpitude et de ses causes. Et Il démontra, en même temps, que le fait de se dévoiler et ne pas se couvrir correctement est impur et mauvais et que le Hijab est pureté et paix.)[36]



Il dit dans un autre endroit :

(Et celui qui dit que l’ordre du Hijab se limite aux mères des croyants (les épouses du prophète ) seulement, il a contredit les nombreuses preuves qui prouvent que l’ordre est général. Et il a contredit le verset : (c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs), car il n’est pas permis de dire que le Hijab est plus pur pour les cœurs des femmes du prophète et pour ceux des hommes parmi les compagnons, sans que cela implique ceux qui suivent après eux. Il n’y a pas de doute, que ceux qui viennent après eux ont encore plus besoin d’être voilés que les mères des croyants devant les compagnons, à cause de la différence immense entre la force de leur foi et de leurs visions de la vérité et la nôtre. Car les compagnons, hommes et femmes, ainsi que les mères des croyants sont les meilleurs êtres humains après les prophètes et la meilleure génération, comme le prophète l’a dit lui-même dans un Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim. Alors si le Hijab est plus pur pour leur cœur, donc ceux qui viennent après eux ont un plus grand besoin et sont plus pauvres en pureté qu’eux.)[37]
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MessageSujet: Re: Le Hijab Islamique selon les règles de la Shari’ah   Jeu 22 Oct - 7:21

6-Les preuves du Hijab dans la Sounnah[38]

Première preuve :

Le prophète a dit :

(المرأة عورة)

«La femme est une ‘Awrah».[39]





Le Sheikh Hamoud at-Touwaijri dit :


(Ce Hadith prouve que toutes les parties du corps de la femme font partie de la ‘Awrah, pour les hommes étrangers, tous ses membres et son visage y compris. Il fut rapporté que Abou Taalib a dit selon l’Imam Ahmad :

«Les ongles de la femme font parti de sa ‘Awrah et lorsqu’elle sort de sa maison rien d’elle ne doit paraître, pas même ses chaussettes car les chaussettes décrivent la forme du pied. Et il est préférable qu’elle rajoute un gant à sa manche, pour que rien de sa main ne paraisse». Et nous avons mentionné précédemment ce que Sheikh Al-Islam, Ibn Taymiyyah a dit selon l’Imam Ahmad : «Tout de la femme est ‘Awrah, même ses ongles.» Et Sheikh Al-Islam a dit à la suite de cela : «Et c’est ce que dit l’Imam Maalik aussi»)[40]


Deuxième preuve :

D’après Ibn ‘Omar que le prophète a dit :

(لا تتنقب المرأة المحرمة ، و لا تلبس القفازين)


«La femme en état d’Ihraam[41] ne doit pas porter le Niqaab[42], ni les gants.»[43]



Sheikh Al-Islam, Ibn Taimiyyah dit au sujet de ce Hadith :

(Ce Hadith prouve que le Niqaab et les gants étaient bien connus chez les femmes qui n’étaient pas en Ihraam, et cela implique de couvrir le visage et les mains.)[44]

Ce Hadith est la preuve que le Niqaab était chose courante dans la société et que les femmes se couvraient également le visage et les mains.


Troisième preuve :

‘A’ishah dit :

عن أم المؤمنين عائشة رضي الله عنها قالت : (كان الركبان يمرون بنا و نحن مع رسول الله صلى الله عليه و سلم محرمات ، فإذا حاذوا بنا سدلت إحدانا جلبابها من رأسها على وجهها ، فإذا جاوزونا كشفناه.)


«Nous étions en état d’Ihraam, en présence du prophète (Sallallahou ‘alaihi wa sallam). Lorsque des hommes passaient près de nous, nous couvrions notre visage avec une partie de notre Jilbaab et lorsqu’ils s’éloignaient, nous laissions notre visage découvert.»[45]


Ce Hadith explique le Hadith précédent et clarifie ce que la femme doit faire en présence d’homme étranger en état d’Ihraam. Nous pouvons comprendre que même si la femme n’a pas le droit de porter le Niqaab, elle doit quand même se couvrir le visage en présence d’hommes étrangers, avec autre chose, comme son vêtement ou autre, comme cela fut expliqué par les savants. Malheureusement, celui qui va faire le Hajj aujourd’hui réalise à quel point la plupart des musulmans dans le monde ont dévié de cet ordre. Qu’Allah ramène la Oummah à la Vérité.


Quatrième preuve :

D’après Ibn ‘Omar qui dit : le messager d’Allah a dit :

عن ابن عمر رضي الله عنهما قال : قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : (من جر ثوبه خيلاء لم ينظر الله إليه يوم القيامة) فقالت أم سلمة رضي الله عنها: فكيف يصنع النساء بذيولهن ؟ قال : (يرخين شبراً) فقالت : إذاً تنكشف أقدامهن ! قال : (فيرخينه ذراعاً و لا يزدن عليه).


«Celui qui laisse son vêtement traîner sur le sol, par fierté, Allah ne le regardera pas au jour de la résurrection.» Oum Salamah dit : «Que doivent faire les femmes avec leurs vêtements?» Il dit : «Qu’elles rajoutent la longueur d’une main.» Elle dit : «Mais alors, nos pieds seront découverts !» Il dit : «Qu’elles rajoutent la longueur d’un avant-bras et pas plus.»[46]



Le Sheikh Ibn ‘Outhaimiin a dit :

(Ce Hadith est une preuve qu’il est obligatoire pour la femme de se couvrir les pieds et que c’est une chose connue des femmes des compagnons. Et les pieds, par rapport au visage et aux mains, représentent une tentation moins importante. Il est donc logiquement plus important de couvrir le visage que les pieds.)[47]

Il n’y a pas de doute que le visage est la plus belle partie du corps, et que lorsque nous parlons de la beauté de quelqu’un, nous parlons principalement de son visage. Si on demande une femme en mariage, on ne regarde pas la beauté de ses pieds, mais surtout son visage. Alors comment peut-on insister sur le fait de dévoiler le visage de la femme aux étrangers dans la rue?

On peut constater en analysant ce Hadith, la grande foi et la grande compréhension de l’Islam chez les femmes du temps du prophète , qui insistaient pour rajouter une longueur à leurs vêtements par crainte de se découvrir les pieds. Contrairement aux femmes d’aujourd’hui qui veulent des vêtements plus courts. J’ai entendu le Sheikh Ibn ‘Outhaimiin dire, lorsque j’était à Makkah : «Les gens d’aujourd’hui font le contraire de ce Hadith, les hommes laissent traîner leurs vêtements, alors que les femmes portent leurs vêtements au milieu de la jambe !»


2-Deuxième condition :

Le Hijab ne doit pas être transparent ou trop mince, de manière à ce que la couleur de la peau ou que les membres du corps soient visibles. Le prophète a dit :


(سيكون في آخر أمتي نساء كاسيات عاريات ، على رؤوسهن كأسنمة البخت ، العنوهن فإنهن ملعونات)

و في حديث آخر :

(صنفان من أهل النار لم أرهما: قوم معهم سياط كأذناب البقر يضربون بها الناس ، و نساء كاسيات عاريات ، مميلات مائلات ، رؤوسهن كأسنمة البخت المائلة ، لا يدخلن الجنة ولا يجدن ريحها ، و إن ريحها لتوجد من مسيرة كذا و كذا)


«Il y aura à la fin de ma Oummah des femmes habillées mais nues en réalité. Sur leur tête, il y a ce qui ressemble à une bosse de chameau. Maudissez-les ! Car elles sont maudites !»[48] Et dans un autre Hadith :

«Il y a deux catégories de gens de l’Enfer que je n’ai pas encore vus :

1 – Des gens qui ont des fouets semblables à des queues de vaches, avec lesquels ils frappent les gens. 2 – Et des femmes qui sont habillées, mais nues en même temps, qui attirent les hommes et qui sont attirées. Leurs têtes ressemblent à la bosse penchée du chameau. Elles n’entreront jamais au Paradis, et elles ne sentiront jamais son parfum, malgré que son parfum puisse être senti à des distances et à des distances à la ronde»[49]


L’Imam Ibn ‘Abdoul-Barr a dit :

(Le prophète veut parler des femmes qui portent des vêtements légers qui décrivent leur corps et qui ne couvrent pas le corps complètement. Qui couvrent uniquement en nom, mais qui, en réalité, les fait paraître nues)[50]

Dans certains pays, les femmes se couvrent le visage avec un tissu transparent, ce qui cause parfois plus de tentations que si le visage n’était pas couvert, il n’y a pas de doute que cela est interdit. La femme doit plutôt se couvrir avec un tissu qui est opaque et qui ne laisse pas apparaître ce qui est en dessous.


3-Troisième condition :

Le Hijab doit être ample et non serré ou collé sur le corps. Car si la femme porte un vêtement qui n’est pas transparent ou léger, mais qui est moulant et collant à la peau, de façon à ce que ses seins, ses hanches, ses fesses, et les autres parties du corps soient décrits et exposés, le but du Hijab, qui est de couvrir le corps et de protéger de la tentation, n’est pas respecté. On peut remarquer que les nouvelles modes de vêtements (pour femme et pour homme aussi), sont de plus en plus minces et moulant et que les dessinateurs de mode continuent à chercher de nouveaux tissus plus moulant encore. Ils ne font que pousser les gens vers le nudisme, l’impudeur et la perversité. On a même entendu parler dernièrement de la mode des mécréants qui se font peindre le corps et qui marchent complètement nus. En réalité, il n’y a pas grande différence entre se peindre le corps et porter des vêtements moulants.


Le Hadith suivant prouve cette condition :

قال أسامة بن زيد: (كساني رسول الله صلى الله عليه و سلم قطبية كثيفة مما أهداها له دحية الكلبي ، فكسوتها امرأتي ، فقال : (ما لك لم تلبس القبطية؟) قلت : (كسوتها امرأتي) ، فقال : (مرها فلتجعل تحتها غلالة ، فإني أخاف أن تصف حجم عظامها)


Ousaamah Ibn Zaid a dit :

Le prophète m’a offert un vêtement égyptien épais que lui avait offert Dahyah al-Kalbi et je l’ai donné à ma femme. Le prophète me demanda :

«Pourquoi ne portes-tu pas le vêtement copte que je t’ai offert? » Je dit : «je l’ai donné à ma femme». Il dit : «Commande-lui de porter quelque chose en dessous car je crains que le vêtement décrive les parties de son corps»[51]


Le prophète a ordonné que sa femme porte en dessous de son vêtement quelque chose pour empêcher de décrire les formes de son corps.

4-Quatrième condition :

Le Hijab ne doit pas être décoré ou de couleur qui attire trop le regard. Cette condition est comprise dans le sens général du verset :


(و لا يبدين زينتهن)


(Et qu’elles ne montrent pas leurs atours.) [An-Nour : 24 :31]


Ainsi que du verset :


(و قرن في بيوتكن و لا تبرجن تبرج الجاهلية الأولى)


(Et restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes du temps de l’ignorance) [Al-Ahzaab : 33 :33]


L’Imam Adh-Dhahabi dit dans Al-Kabaa-ir :


(Et parmi les actes pour lesquels la femme est maudite, il y a le péché de montrer ses atours, ses bijoux en or, ses perles sous son niqaab, de se parfumer avec du musk, de l’ambre ou du parfum lorsqu’elle sort. Et de sortir avec des vêtements colorés, des robes de soie et des jupes courtes ou longues avec des manches longues et larges. Toutes ces choses sont des formes d’exhibition qui amènent la colère d’Allah et la malédiction pour celle qui le fait, dans cette vie et dans l’au-delà. Et le prophète a dit au sujet des femmes chez qui on retrouve ces péchés :


(اطلعت على النار ، فرأيت أكثر أهلها النساء)


«J’ai regardé dans l’Enfer et j’ai vu que la majorité de ses habitants étaient des femmes.»[52])[53]


Parmi ce qui entre dans cette catégorie, on peut compter les vêtements que portent certaines femmes «voilées», comme les foulards multicolores ou qui sont de couleurs qui «flashent» qu’on remarque en Afrique et en Asie. On peut inclure également les vêtements qui sont maintenant à la mode en Arabie, les fameuses robes noires, qui s’ouvrent par-devant et qui sont remplis de broderies et de décorations. Les femmes qui vont pour le Hajj se précipitent pour les acheter, tout en ignorant que ces robes ne sont pas faites pour être portées à l’extérieur de la maison et encore moins pour aller à la mosquée! On peut aussi inclure toutes les chaussures pour femmes qui ont des talons hauts!

5-Cinquième condition :

Le Hijab ne doit pas être parfumé. Le prophète a dit d’après Abou Moussa Al-Ash’ari :


(أيما امرأة استعطرت فمرت على قوم ليجدوا من ريحها فهي زانية)


«Toute femme qui se parfume et qui passe parmi les hommes pour qu’ils sentent son parfum est une adultère.»[54]


Et aussi :


(أيما امرأة أصابت بخوراً ، فلا تشهد معنا العشاء الآخرة)


«Toute femme qui a été en contact avec du parfum (Boukhour) ne doit pas assister à la prière de ‘Ishaa avec nous»[55]

6-Sixième condition :

Le Hijab ne doit pas ressembler aux vêtements des hommes. Le prophète a dit :


(ليس منا من تشبه بالرجال من النساء ، و لا من تشبه بالنساء من الرجال)


«Elle n’est pas des nôtres, celle qui imite les hommes parmi les femmes. Et il n’est pas des nôtres celui qui imite les femmes parmi les hommes»[56]


Et aussi :


عن أبي هريرة رضي عنهما قال : (لعن رسول الله صلى الله عليه و سلم الرجل يلبس لبسة المرأة ، والمرأة تلبس لبسة الرجل)


Abou Hourairah a dit :

(Le messager d’Allah a maudit l’homme qui s’habille en femme et la femme qui s’habille en homme.)[57]

Tout ces Hadiths sont des preuves très claires que la femme n’a pas le droit d’imiter l’homme ou de lui ressembler dans quoi que ce soit de leurs façons de s’habiller, de parler, d’agir etc. Malheureusement, on remarque que beaucoup de femmes musulmanes agissent sans gêne et se mélangent aux hommes et parlent à haute voix et ne marchent pas au bord du chemin quand les hommes passent! Qu’Allah nous guide sur le droit chemin!


7-Septième condition :

Le Hijab ne doit pas ressembler aux vêtements des mécréants et des mécréantes. L’Islam interdit aux musulmans d’imiter les Kouffars (mécréants) dans leurs croyances (religieuses ou autres), dans leurs pratiques (religieuses ou autres), dans leurs coutumes, dans leurs façons de vivre, dans leurs façons de s’habiller, dans leurs modes et dans tout en général. Car l’apparence extérieure reflète ce qui est à l’intérieur, comme le fameux proverbe, le dit: «Qui se ressemble, s’assemble». Si un musulman s’habille comme les mécréants, cela indique que son cœur aussi est attaché à eux. De même que si on imite quelqu’un dans sa manière de s’habiller, cela nous mènera à le suivre dans sa façon de penser. La raison de cela est que nous sommes toujours portés à imiter ceux qu’on aime et ceux qu’on respecte. Et la meilleure preuve de cela est que lorsque quelqu’un aime une vedette il sera porté à vouloir l’imiter. Les musulmans ont toujours une mode vestimentaire basée sur une tradition islamique qui les différencient des mécréants. Les chrétiens et les juifs qui vivent dans un pays où on applique la Shari’ah, sont même défendus de porter les vêtements des musulmans. Toutefois, beaucoup de musulmans d’aujourd’hui sont les premiers à vouloir porter les vêtements de leurs ennemis. On voit souvent des juifs à Montréal marchant fièrement avec leur barbe et leurs vêtements noirs, tandis que la plupart des musulmans ont honte de se distinguer des mécréants alors qu’ils ont la vérité. La raison profonde de cela est un complexe sérieux d’infériorité. Comment un musulman qui ordonne à sa famille de se voiler, peut-il marcher dans la rue avec sa femme, le visage rasé, habillé comme un mécréant? Et comment un père peut-il marier sa fille à un homme qui se rase et porte un veston et une cravate? La réalité est que le musulman qui a peur d’affirmer son identité islamique, pour un emploi chez les mécréants ou par crainte des mécréants, a un problème dans sa foi. Les mécréants français qui ont colonisés les pays musulmans n’ont pas adopté le mode vestimentaire des musulmans, pourtant les enfants des colonisés après l’«indépendance» s’habillent maintenant à l’européenne.

Parmi les preuves de cette règle oubliée, il y a les versets suivants :


(ولا تكونوا كالذين نسوا الله فأنساهم أنفسهم. أولئك هم الفاسقون)



(Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah ; (Allah) leur a fait alors oublier leur propre personne ; ceux-là sont les pervers) [Al-Hashr : 59 :19]



(ألم يأن للذين آمنوا أن تخشع قلوبهم لذكر الله و ما نزل من الحق و لا يكونوا كالذين أوتوا الكتاب من قبل فطال عليهم الأمد فقست قلوبهم و كثير منهم فاسقون)


(Le moment n’est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leur cœur s’humilie à l’évocation d’Allah et devant ce qui est descendu de la vérité (le Qor’an) ? Et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux (les Juifs et les chrétiens). Ceux-ci trouvèrent le temps long et leurs cœurs s’endurcissent, et beaucoup d’entre eux sont pervers.) [Al-Hadid : 57 :16]


Sheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah a dit :


(Et de ne point être, est une interdiction générale de leur ressembler et en particulier dans la dureté de cœur, et la dureté de cœur est le résultat des péchés.)[58]


L’Imam Ibn Kathiir dit :

(Et pour cela, Allah a interdit aux croyants de leurs ressembler dans quoi que ce soit des choses fondamentales ou secondaires)[59]

Et le prophète a dit :


(من تشبه بقوم فهو منهم)


«Celui qui imite un peuple est un des leur» [60]


Et dans un autre Hadith :

عن عبد الله بن عمر بن العاص رضي الله عنهما قال : رأى رسول الله صلى الله عليه و سلم عليّ ثوبين معصفرين فقال: (إن هذه من ثياب الكفار ، فلا تلبسها)


‘Abdullah Ibn ‘Amr Ibn Al-‘Aas a dit :

(Le prophète :kil m’a vu porter deux vêtements teintés et il me dit : «Ces vêtements sont les vêtements des mécréants, alors ne les porte pas. »[61]


Le prophète a dit :

قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : (خالفوا المشركين) (خالفوا المجوس) (خالفوا أهل الكتاب).



«Distinguez-vous des Moushrikiins !»[62] (Les adorateurs de quoi que ce soit en dehors d’Allah) «Distinguez-vous des Majous[63] (Ceux qui adorent le feu en Perse) «Distinguez-vous des gens du Livre! »[64] (Les juifs et les chrétiens).

Les savants ont expliqué qu’il est interdit d’imiter les musulmans égarés, comme les chanteurs et les chanteuses, les acteurs et les actrices ou les gens qui font des péchés ouvertement, alors que dire de l’imitation des mécréants! Certaines femmes portent un chapeau ou un bonnet sur la tête en guise de voile, mais cela n’est pas acceptable, car cela ne les distingue pas des femmes mécréantes.


8-Huitième condition:

Le Hijab ne doit pas être un vêtement de fierté ou de popularité. Beaucoup de gens aujourd’hui portent des vêtements dans le but d’être différents des autres ou pour une marque connue et cela est interdit dans l’Islam si l’intention est de se faire remarquer.

Le prophète a dit :

(من لبس ثوب شهرة في الدنيا ، ألبسه الله ثوب مذلة يوم القيامة ، ثم ألهب فيه ناراً)


«Quiconque porte un vêtement de fierté dans cette vie, Allah le vêtira d’un vêtement d’humiliation le jour de la Résurrection, puis Il le mettra en feu. »[65]


Le Hijab, lorsqu’il est porté de la façon dont nous l’avons décrit et qu’il respecte les règles de la Shari’ah est un très bon moyen pour bloquer la mixité entre les hommes et les femmes dans la société.

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti jazahu Allahu khayran



[1] Son nom est Aboul-Wafa, Ismaa’iil Ibn ‘Omar Ibn Kathiir, le Sheikh, l’Imaam, le savant, surnommé le «pilier de la religion» (‘Imaadoud-Diin) . Né en (700/1301) et mort en (774/1373). Il vécut en Syrie. Il a plusieurs ouvrages dans les différentes sciences Islamiques, par exemple : Tafsiir al-Qor’an al-‘Adhiim, Al-Bidaayah wan-Nihaayah et beaucoup d’autres. Il est l’élève de plusieurs savants illustres, tel que : Al-Haafidh al-Mizzi, le très grand savant Sheikh Al-Islam Ibnou Taymiyyah, qui eut une très forte influence sur lui.
[2] Son nom est Isma’iil Ibn ‘Adur-Rahmaan, as-Souddi. Mort en l’an (127/745). Élève de Anas Ibn Malik d’Ibn ‘Abbaas et d’autres. On compte parmi ses élèves Shou’bah, Soufiaan Ath-Thawri et d’autres.
[3] Son nom est Moujaahid Ibn Jabr Mawla ‘Abdullah Ibn as-Saaib. Mort en l’an (102/721). Un des plus grands élèves du Sahaabi Ibn ‘Abbaas. Il est également l’élève de ’A’ishah la mère des croyants, Sa’d Ibn Abi Waqqaas, ‘Abdullah Ibn ‘Amr, Ibn ‘Omar et d’autres. Il compte parmi ses élèves quelques uns des plus grands Taabi’iins, tels que : ‘Ikrimah, Taawous et d’autres. Il lut trois fois le Qor’an entier à Ibn ‘Abbaas, l’arrêtant à chaque verset pour savoir en quel occasion il fut révélé. C’est pourquoi Soufiaan Ath-Thawri a dit : «Si tu as un Tafsiir qui vient de Moujaahid, cela te suffit !»
[4] Tafsiir Al-Qor’an al-‘Adhiim (3/526).
[5] C’est un voile porté sur la tête sous le Jilbaab, qui couvre la tête et la poitrine. Voir l’explication de la deuxième preuve.
[6] Son nom est ‘Abdullah Ibnou Mas’oud. Mort en l’an (33/654). Il est un des plus grands savants parmi les compagnons. Il est un des premiers à s’être converti à l’Islam. Il a participé à la bataille de Badr et à plusieurs autres batailles. Il a dit : «Par Celui en dehors de qui il n’y a point de divinité ! Il n’y a pas un verset du Livre d’Allah dont j’ignore pour qui il fut révélé et l’endroit où il fut révélé ! Et si je savais où je peux trouver quelqu’un plus savant que moi à propos du livre d’Allah, et qu’il fût possible de le rejoindre, je partirai le retrouver !». (Al-Boukhaari, Mouslim An-Nasaa’ii et d’autres)
[7] Al-Hasan Al-Basri. Un des plus grands Taabi’iin. Mort en (110/729). Il a vu ‘Outhmaan Ibn ‘Affaan, Talhah, et d’autres parmi les Sahaabah. Il est l’élève d’un grand nombre de compagnons célèbres. Il a grandi dans la maison d’une des femmes du prophète r. Ses élèves sont également nombreux.
[8] Qataadah. Né en l’an (60/680) et mort en l’an (110/729). Un des grands Taabi’iin. Il est l’élève du Sahaabi Anas Ibn Maalik, Sa’iid Ibn Al-Mousayyib, Al-Basri et plusieurs autres compagnons et Tabi’iin. Il compte d’illustres Taabi’iin parmi ses élèves, tels que: Ayyoub As-Sakhtiyaani, Al-Awzaa’ii et d’autres.
[9] Ibrahiim An-Nakha’ii. Mort en (96/715). Un des Grands. Il fut l’élève de Masrouq, ‘Alqamah, ‘Oubaidah As-Salmaani et d’autres.
[10] ‘Ataa’ Al-Khourasaani. Né en l’an (50/670) et mort en l’an (135/753). Il est l’élève de Aboud-Darda, Ibn ‘Abbaas et d’autres. Il compte parmi ses élèves les célèbres Ma’mar, Soufiaan, Shou’bah, Malik Ibn Anas et d’autres.
[11] Son nom est Mohammad Ibn Jariir At-Tabari. Né en l’an (224/839) et mort en l’an (310/923). Un des plus grands savants de l’Islam et de son temps. Il atteint le degré de «Moujtahid» (ce qui signifie qu’il est capable d’émettre des verdicts religieux). Il a des livres célèbres. Un des grands savants de Tafsiir, de Fiqh, d’histoire et de beaucoup d’autres sciences Islamiques. Son Tafsiir est considéré comme étant le «grand-père» des Tafsiirs. Il rapporte ce que les Salafs ont dit sur chaque verset avec la chaîne de narrateur (l’Isnaad).
[12] ‘Oubaidah As-Salmaani. Mort en (72/692). Il est un des grands, Il s’est converti à l’Islam l’année de la conquête de Makkah alors qu’il était au Yémen. Il a failli être un Sahaabi. Il est l’élève de ‘Ali Ibn Abi Taalib, d’Ibn Mas’oud et d’autres. Il compte parmi ses élèves Ibrahiim An-Nakha’ii, Ash-Sha’bi et d’autres.
[13] Son nom est Mohammad Ibn Siiriin. L’Imaam, Sheikh Al-Islam. Abou Bakr Al-Ansaari. Mort en l’an (110/729). Il est l’élève d’Abou Hourairah, d’Ibn ‘Abbaas, de ‘Adi Ibn Haatim, d’Ibn ‘Omar, de ‘Oubaidah As-Salmaani, Anas Ibn Malik et d’autres. Il compte parmi ses élèves Qataadah, Ayyoub, Ibn ‘Aoun et d’autres.
[14] Son nom est Abou ‘Abdullah, Mohammad Ibn Ahmad Ibn Abi Bakr Ibn Farh Al-Ansaari Al-Khazraji Al-Qourtoubi. Mort en (671/1273). Il est né en Andalousi où il est mort également. Il a plusieurs ouvrages.
[15] Dans un article de l’Actualité, Y. Geadah dit : «Trois versets mentionnent le voile, mais, là encore, il y a différentes interprétations. Certains disent que le Qor’an suggérait le port du voile pour protéger les femmes à une époque où il y avait des guerres civiles, des invasions. Selon un juriste islamique reconnu, la recommandation ne tient pas hors de ce contexte, et le voile n’est pas une obligation religieuse. Les intégristes affirment le contraire. » (L’actualité vol. 22, no. 12, 1 août 97) Je réponds à cela en disant : 1- Il y a plus que trois versets qui mentionnent le voile, sans compter les Hadiths. 2-Il n’y a pas de désaccord sur l’obligation de porter le Hijab, depuis le temps du prophète r jusqu’à nos jours. 3-Les interprétations contraires au Qor’an, à la Sounnah et au consensus des savants de l’Islam ne sont pas des références et ne prouvent rien. 4-Qui est ce juriste inconnu ? Et a t-il le droit de contredire le consensus des savants de l’Islam? 5-L’interprétation du Qor’an à des critères et des conditions. Personne (pas même un «intégriste») n’a le droit d’interpréter le Qor’an selon ses passions et ses opinions personnelles. 6- Le fait qu’un verset du Qor’an soit révélé pour un évènement en particulier ne signifie pas que l’ordre dans ce verset se limite à cet évènement, car le Qor’an est la Parole d’Allah et il est applicable jusqu’au jour dernier. 7- Si ceux qui disent le contraire sont des intégristes, cela signifie que le prophète r, ses femmes, ses compagnons et tout les savants de l’Islam sont tous des intégristes, car ils ont tous ordonné le Hijab!
[16] Hadith authentique rapporté par Mouslim.
[17] Dans le verset qui précède, la même chose est ordonnée aux hommes au sujet de baisser le regard et de garder sa chasteté.
[18] Ce que la femme peut montrer de ses atours diffère selon la personne, Par exemple : le mari peut voir tout le corps de sa femme en entier. Mais devant son père et ses frères par exemple, elle ne peut montrer que ses cheveux, son visage, ses bras et ses pieds.
[19] Les habitants de Médine qui ont accepté l’Islam sont appelés Ansaars
[20] Tafsiir al-Qor’an al-‘Adhiim, (3/294-295).
[21] C’est à dire que lorsqu’il rapporte un Hadith en disant «selon» (‘an), il omet parfois de mentionner celui qui lui a transmis le Hadith, c’est une des formes de ce qu’on appelle Tadliis.
[22] Houkm As-Soufour wal-Hijab, p.57
[23] Tafsiir al-Qor’an al-‘Adhiim, (3/297)
[24] Le mot Mahram (singulier de Mahaarim) signifie les proches mâles de la femme, avec qui elle n’a pas le droit de se marier. Ils sont mentionnés dans le verset de la deuxième preuve. La femme a le droit de se découvrir devant eux et ne peut voyager qu’en présence d’un d’entre eux, comme le Prophète r l’a dit dans plusieurs Hadiths.
[25] Le Jilbaab’ le Ridaa’a, le Milhafah, sont tous des noms qui désignent la même chose, une couverture que la femme doit porter par-dessus son Khimar (voile qui couvre la tête) et ses vêtements ordinaires, lorsqu’elle sort à l’extérieur pour une nécessité quelconque. Les noms peuvent êtres différents selon le pays et la langue, mais il est préférable d’utiliser les termes du Qor’an et de la Sounnah pour éviter les confusions. Les médias occidentaux aiment utiliser le mot persan : tchador.
[26] Voir Jaami’ al-Bayaan, Tafsiir At-Tâbari. (18/165-167) .
[27] Son nom est Abou ‘Amr, ‘Abdur-Rahman Ibn ‘Amr Ibn Youhmad Al-Awzaa’ii. Né en l’an (88/707) et mort en l’an (150/777). Sheikh Al-Islam, le savant de la Syrie. Il est l’élève de ‘Ataa Ibn Abi Rabaah, ’Amr Ibn Shou’aib, Naafi’ Mawlah Ibn ‘Omar. Il compte parmi ses élèves; Shou’bah, Az-Zouhri, Soufiaan Ath-Thawri et d’autres. Il est l’égal de l’Imaam Maalik pour les gens de la Syrie.
[28] Tafsiir Al-Qor’an Al-‘Adhiim, (3/315).
[29] Houkm Al-Hijaab was-Soufour, p. 52-53
[30] Tafsiir Al-Qor’an Al-‘Adhiim, (3/491).
[31] Khatar mouchaarakat al-Mar-ah lir-Rijaal fii maydaan ‘amalihi p.24.
[32] Tafsiir Al-Qor’an Al-‘Adhiim, (3/491)
[33] Houkm Al-Hijab was-Soufour p.50
[34] Ce qui n’est pas permis de montrer du corps de la femme et de l’homme est appelé en arabe ‘Awrah. La ‘Awrah de la femme en dehors de la Salat et du Hajj est son corps en entier, en présence d’hommes étrangers qui ne font pas partis de ses Mahrams. Dans la Salah et le Hajj, sa ‘Awrah est tout le corps, sauf le visage et les mains s’il n’y a pas d’hommes étrangers à proximité, sinon elle doit se couvrir le visage comme d’habitude. Cela sera expliqué plus loin.
[35] Al-Jaami’ fi Ahkaam al-Qor’aan (14/227)
[36] Houkm Al-Hijab was-Soufour p.50
[37] Houkm al-Ikhtalaat fit-Tadriis.
[38] La Sounnah est composée des paroles, des actions du prophète r et des choses qu’il a approuvées par son silence. C’est la deuxième source de législation dans l’Islam et c’est une révélation comme le Qor’an. Celui qui rejette la Sounnah, sous prétexte qu’il n’accepte que ce qui est dans le Qor’an est un mécréant, selon le consensus des savants de l’Islam, car Allah a ordonné de suivre le prophète r dans le Qor’an. Voir Majmou’ Fataawa wa maqaalaat, par le Sheikh Bin Baz, (1/216-220).
[39] Hadith authentique rapporté par at-Tirmidhi et Ibnou Hibbaan et il est authentifié par As-Souyouti et Al-Albaani. Voir Irwa’oul-Ghaliil (1/273).
[40] ‘Oudatoul-Hijab p.301-302.
[41] L’état d’Ihraam, pendant le Hajj et le ‘Oumrah, est l’état dans lequel il est interdit pour l’homme de porter des vêtements cousus et de porter des chaussures et de se couvrir la tête et il est interdit pour l’homme et la femme de se couper les cheveux et les ongles etc.
[42] Pièce de tissus fixer au visage. Certaines femmes qui portent le Niqaab de nos jours, font l’erreur de laisser un trop grand espace pour les yeux, ce qui laisse paraître plus que ce qui est permis et elles portent souvent du maquillage aux yeux ce qui crée beaucoup de tentation. Pour cette raison, des savants comme Ibn ‘Outhaimiin, ont interdit le port du Niqaab et ont incité les femmes à porter le Khimaar qui couvre tout le visage au complet.
[43] Hadith authentique rapporté par Boukhari, at-Tirmidhi, Abou Daoud, An-Nasaa’ii et Ahmad.
[44] ‘Aridatul-Ahwadhi (4/56) pris de ‘Oudatul-Hijab.
[45] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, Baihaqui, Ahmad, Ibn Maajah et ad-Daaraqoutni.
[46] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, at-Tirmidhi, An-Nasaa’ii, Ahmad et d’autres. At-Tirmidhi a dit : (C’est un Hadith Hasan Sahiih). Puis il dit : (Ce Hadith est une permission pour les femmes de laisser traîner leurs vêtements car cela les couvre mieux). Al-Baihaqi a dit : (Ce Hadith prouve l’obligation de couvrir les pieds (de la femme)).
[47] Al-Hijab was-Soufour p.18
[48] Hadith authentique rapporté par At-Tabaraani, authentifié par Al-Albaani dans Al-Hijab. P.56.
[49] Hadith authentique rapporté par Mouslim.
[50] ‘Oudatoul-Hijab p.148.
[51] Hadith authentique rapporté par Ahmad et At-Tabaraani dans Al-Kabiir.
[52] Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim.
[53] Al-Kabaa-ir
[54] Hadith authentique rapporté par Ahmad, An-Nasaa’ii et Haakim.
[55] Hadith authentique rapporté par Mouslim, Abou Daoud et An-Nasaa’ii.
[56] Hadith authentique rapporté par Ahmad et Abou Na’iim et Al-Albaani l’a authentifié dans Al-Hijab.
[57] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, Ibn Maajah, Al-Haakim, Ahmad et an-Nawwawi l’a authentifié.
[58] Iqtidaa Siraatal-Moustaqiim p.43
[59] Tafsiir Al-Qor’aan Al-‘Adhiim (4/310).
[60] Hadith authentique rapporté par Ahmad et Abou Daoud.
[61] Hadith authentique rapporté par Mouslim, An-Nasaa’ii, Haakim et Ahmad.
[62] Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim, voir Irwa’oul-Ghaliil no.77
[63] Hadith authentique rapporté par Mouslim, al-Baihaqi, Ahmad et d’autres.
[64] Hadith authentique rapporté par Mouslim et d’autres. Voir Sahiih al-Jaami’ As-Saghiir no.3904.
[65] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, Ibn Maajah et déclaré (Hasan) par Al-Albaani, dans Al-Hijab.
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