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 Les bonnes manières de la discussion

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Messages : 855
Date d'inscription : 15/07/2009

MessageSujet: Les bonnes manières de la discussion   Ven 17 Juil - 14:17

Les bonnes manières de la discussion


Les paroles interdites

Abou Moûsa (que Dieu l'agrée) rapporte : "Je dis une fois : "Ô Messager de Dieu ! Quel est le meilleur musulman?"
Il dit : "Celui dont les musulmans sont à l'abri de sa langue et de sa main"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il dise une bonne chose ou se taise". (Al-Boukhâri, Mouslim)

La médisance - الغيبة

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Ne médisez pas les uns des autres. Est-ce que l'un de vous aimerait manger la chair du cadavre de son frère? Cela vous répugne évidemment}. (49/12)

Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Savez-vous ce qu'est la médisance?"
Ils dirent : "Dieu et Son Messager le savent mieux, que nous".
Il dit : "C'est quand tu dis à propos de ton frère des choses qu'il n'aime pas".
On dit : "Que penses-tu si ce que je dis à propos de mon frère existe réellement?"
Il dit : "Si ce que tu as dit de lui est vrai, tu as médit de lui; et si ce n'est pas vrai, tu as proféré à son encontre un mensonge effronté". (Mouslim)

'Aïcha (que Dieu l'agrée) rapporte : "Je dis au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "Je ne te citerai de citerai de Safîya (sa coépouse) que tel défaut (et elle fit signe de la main qu'elle était petite)".
Il me dit : "Tu viens de dire une parole qui, si on la mélangeait à toute une mer, lui changerait son goût et son odeur".
Elle dit encore : "Je lui ai imité une fois la démarche de quelqu'un".
Il dit : "Je ne voudrais à aucun prix imiter les défauts de quelqu'un". (Abou Dâwoûd et At-Tirmidhi)

Selon Anas (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Au cours de mon ascension au ciel, je suis passé devant des gens ayant des ongles de cuivre avec lesquels ils se griffaient le visage et la poitrine. Je demandai : "Qui sont ces gens là? 0 Gabriel!"
Il dit : "Ce sont ceux qui mangeaient la chair de leurs prochains et leur souillaient leur bonne réputation"". (Abou Dâwoûd)

Le colportage - النميمة

Allah (le Très-Haut) a dit: {Et n'obéis à aucun grand jureur, méprisable, grand diffamateur, grand colporteur de médisance} (68/10-11)

Selon Houdhayfa (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Aucun rapporteur n'entrera au Paradis". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Ibn 'Abbâs (que Dieu agrée le père et le fils), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) passa devant deux tombes et dit : "Ces deux morts sont actuellement soumis aux tourments et ce n'est pourtant pas pour une grande chose ou plutôt c'est pour une très grande chose. L'un d'eux allait en colportant ce que disent les uns des autres et l'autre ne se cachait pas pour faire ses besoins". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Voulez-vous que je vous dise ce qu'est le mensonge effronté? C'est le colportage de ce que les uns disent des autres pour déteriorer leurs rapports". (Mouslim)

La moquerie

Dieu dit: {Ô vous les croyants ! Qu'un groupe ne se raille (se moque) pas d'un autre groupe ceux-ci sont peut-être meilleurs qu'eux, et que des femmes ne se raillent pas d'autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu'elles. Ne vous dénigrer pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que lorsqu'on a déjà la Foi. Et quiconque ne se repent pas Ceux-là sont les injustes.} (49/11)

Le maudissement d'une personne en particulier

Selon Abou Zayd Ibn Thâbit Ibn Ad-Dahâk Al-Ansâri (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Maudire le croyant est comme le tuer". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Il n'appartient pas à celui qui s'attache fermement la vérité d'être maudisseur". (Mouslim)

Selon Abou d-darda (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Les maudisseurs invétérés ne seront, le jour de la résurrection, ni intercesseurs, ni témoins". (Mouslim)

Selon Samoura Ibn Joundab (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Ne vous maudissez pas les uns les autres en vous souhaitant la malédiction de Dieu ou Sa colère ou l'Enfer". (Abou Dâwoûd)

Selon Ibn Mas'oud (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Le croyant n'est pas celui qui jette le doute sur la bonne réputation des autres, ni le maudisseur invétéré ni le grossier". (At-Tirmidhi)

Selon Abou Ad-Darda (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Quand 'homme maudit quelque chose, sa malédiction monte au ciel, mais les portes du ciel se ferment devant elle. Elle retourne alors à la terre et en trouve aussi les portes fermées. Puis elle se cherche un passage à droite et à gauche et n'en trouve aucun. Elle revient alors à celui qui a été maudit, s'il la mérite, sinon elle retombe sur celui qui l'a proférée". (Abou Dâwoud)

Le mensonge - الكذب

Selon Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Le mensonge mène à la dépravation. La dépravation mène à l'Enfer. L'homme ne cesse pas de mentir jusqu'à ce qu'il soit inscrit auprès de Dieu comme grand menteur". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Oumàma Al Bàhili (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: "Je garantis une maison au cœur du Paradis à celui qui se sera abstenu du mensonge pas même en plaisantant". (Abou Dâwoud)

Le faux témoignage - قول الزور

Selon Abou Bakra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Voulez-vous que je vous dise quel est le plus grand péché?"
Nous dîmes : "Nous voulons bien, ô Messager de Dieu!"
Il dit : "Le fait d'associer quoi que ce soit à Dieu. Le manque de piété filiale..." Il était appuyé sur quelque chose et il se redressa pour dire : "... et surtout le faux témoignage".
Il ne cessa pas de le répéter au point que nous dîmes : "Il aurait été préférable qu'il gardât le silence". (Al-Boukhâri, Mouslim)


La calomnie

Selon Abou Dardà (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Celui qui repousse les fausses allégations qui nuisent à la bonne réputation de son frère, Dieu repousse le Feu loin de son visage, le jour de la résurrection". (At-Tirmidhi)

Selon Ibn Mas'oud (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Le croyant n'est pas celui qui jette le doute sur la bonne réputation des autres". (At-Tirmidhi)

Le dévoilement du secret des autres

Selon Abou Sa'îd Al-Khoudri (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Le jour de la résurrection, l'homme qui aura la plus mauvaise position auprès de Dieu est celui qui a eu avec une femme des rapports et qui divulgue par la suite ses secrets". (Mouslim)

Al Hassan disait: "divulguer le secret de ton frère, c'est le trahir".

La discussion de deux personnes à vois basse en présence d'un troisième

Selon Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Quand ils sont trois compagnons, que deux d'entre eux ne se concertent pas voix basse sans y faire participer le troisième". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Abou Sâlih ajoute dans sa version : "J'ai demandé à Ibn 'Omar : "Et s'il s'agit de quatre personnes?"
Il dit : "Dans ce cas il n'y a aucun mal"". (Mâlik dans le Mouwatta)

Ibn Dinar rapporte : "Nous étions, Ibn 'Omar et moi, près de la maison de Khalid Ibn 'Oqba qui se trouvait dans le marché. A ce moment arriva quelqu'un qui voulait lui parler en secret et il n'y avait avec Ibn 'Omar personne d'autre que moi. Il appela quelqu'un pour que nous devînmes ainsi quatre. Il me dit à moi et au nouveau venu : "Mettez-vous un peu en retrait, j'ai entendu le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : "Que deux personnes ne se concertent pas en secret en présence d'une troisième"".

Selon Ibn Mas'oud (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Quand vous êtes trois, que deux d'entre vous ne se concertent pas à voix basse sans la participation du troisième jusqu'à ce que vous vous méliez aux gens car cela pourrait le chagriner". (Al-Boukhâri, Mouslim)

La fausse promesse

D'après Ibn Abbas (que Dieu agrée le père et le fils), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "N'agace pas ton frère, ne plaisante pas avec lui, et ne lui donne pas un rendez-vous sans y aller, ni une promesse sans la tenir". (At-Tirmidhi)

Les paroles permises et qui pourraient être prise pour une interdiction

Les six formes de médisance permises

An-Nawawi a dit: "Sache que la médisance est permise dans un but sûr et légal qu'on ne peut atteindre que par elle. Cela se présente dans les six cas suivants :
1. Pour dénoncer quelqu'un auprès du prince, du juge ou autre personnage ayant le pouvoir de lui donner justice de celui qui l'opprime, donc pour le dénoncer en disant : "Untel m'a fait subir telle injustice".
2. Quand cette médisance peut aider à faire cesser une action réprouvée ou à remettre sur le droit chemin quelqu'un qui désobéit à Dieu. On dit alors à celui qu'on présume capable de faire cesser cette action réprouvée : "Untel fait telle chose. Fais-lui cesser ce comportement ! " ou autre chose de ce genre. Il faut que son but réel en cela soit de mettre fin à une action réprouvée. Quand ce n'est pas cela son but réel, la médisance redevient interdite.
3. Quand on demande un avis de jurisprudence, on dit alors au jurisconsulte (Mufti) : "Mon père a été injuste avec moi, ou mon frère, ou mon épouse (ou mon époux) ou untel. A-t-il le droit de le faire? et par quel moyen puis-je avoir justice de lui afin de récupérer mon droit et de faire cesser son injustice?" ou quelque chose de semblable. Cela est alors permis pour les besoins de la cause. Mais il est plus sage et plus apprécié de dire : "Que dis-tu d'un homme, ou d'un individu, ou d'un mari qui a fait telle chose?" Ainsi on atteint le même but sans désigner une personne en particulier. Cependant il est permis de désigner cette personne comme nous le mentionnerons dans le Hadith de Hind, si Dieu le Très-Haut veut.
4. Quand il s'agit de prévenir les musulmans d'un mal et de leur donner le bon conseil. Cela peut avoir plusieurs aspects :
a) Le fait de dénoncer le peu de fiabilité de ceux qui rapportent de faux ahâdîth. Où le fait de dénoncer de faux témoins. Cela est permis par l'unanimité des musulmans. C'est même un devoir par nécessiter.
b) Le fait de prendre l'avis de quelqu'un sur un futur gendre, ou un futur associé, ou quelqu'un à qui on doit confier un dépôt ou avec qui on va négocier des affaires etc... ou quelqu'un qu'on va avoir comme voisin. Celui à qui on demande son avis ne doit rien taire des défauts de la personne en question, mais il doit les dévoiler dans le seul but de donner le bon conseil.
c) Le fait de mettre en garde un étudiant qui va régulièrement chez un innovateur ou un dévoyé pour s'instruire auprès de lui, à cause du risque qu'il court auprès de lui. Mais il faut que le but visé soit uniquement le désir sincère de donner le bon conseil. Or il arrive souvent qu'on se trompe dans ce domaine et que c'est soit en réalité la jalousie qui pousse à dire du mal de tel enseignant. Le Diable aussi met de la confusion dans l'estimation des choses. Ainsi on croit donner le bon conseil alors qu'il n'en est rien, Aussi doit-on faire bien attention à ces choses.
d) Le fait d'attirer l'attention du chef d'Etat sur quelqu'un qu'il a chargé de l'administration d'une province sans qu'il en soit digne ou bien par incapacité, ou pour mauvaise conduite, ou par manque de perspicacité ou autre chose pareille. On doit attirer son attention pour qu'il le destituée ! Le remplace par quelqu'un de plus compétent ou pour qu'il sache ses défauts, le traite en conséquence et ne se laisse pas tromper par lui. Afin aussi qu'il le rappelle à l'ordre ou le remplace par quelqu'un d'autre.
5. Il est permis de médire de quelqu'un qui fait au grand jour des choses interdites, tels la consommation du vin, ou la spoliation des biens des autres, ou le prélèvement de taxes et l'institution d'impôts injustes (autres que la Zakât) ou enfin les divers abus de pouvoir. Il est, dans ce cas, permis de dénoncer ce qu'il a commis au grand jour sans pourtant parler des défauts qu'il cache, à moins qu'une autre raison ne permette d'en parler.
6. Quand quelqu'un a pour surnom un défaut tels le trachomateux, ou le boiteux, le sourd, l'aveugle etc... Il est permis dans ce cas de nommer cet homme par le défaut qui lui sert de surnom. Mais si on peut l'identifier par autre chose, c'est préférable. Voilà donc six cas où il est permis de médire de quelqu'un selon ce que disent les savants et sur la plupart desquels ils sont unanimes. Ils se basent d'ailleurs sur des ahâdîth authentifiés et notoires". (Les jardins des vertueux)

Le mensonge permis

Oum Kalthoum (que Dieu l'agrée) rapporte : "J'ai entendu le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : "Le vrai menteur n'est pas celui qui ramène la paix entre les deux ennemis en disant à chacun d'eux : "Untel a dit du bien de toi"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Mouslim ajoute dans sa version : "Oum Kalthoum (que Dieu l'agrée) a dit : "Je ne l'ai jamais vu autoriser le mensonge que dans ces trois cas : dans la guerre. Pour réconcilier les gens. Dans ce que dit l'homme à sa femme et la femme à son mari"".

Sache que, si le mensonge est essentiellement interdit, il est toutefois permis dans certains cas et sous certaines conditions que nous avons bien exposé dans le livre "des invocations". Nous disons en résumé que la parole est un moyen d'atteindre certains buts visé. Dans tout but noble qu'on peut atteindre sans recouvrir au mensonge, il est interdit de mentir. Mais, quand on ne peut y parvenir que par le mensonge, il est alors permis de mentir. Selon que le but recherché soit simplement autorisé, le mensonge y est autorisé et selon que ce but soit obligatoire, le mensonge devient lui aussi obligatoire. Quand par exemple un musulman se cache pour fuir un injuste voulant le tuer ou lui prendre son argent, quand il a caché son argent et que quelqu'un est interrogé sur lui, il est de son devoir de mentir pour le cacher. C'est aussi lorsque quelqu'un défent un dût qu'un injuste veut lui prendre, il doit lui mentir en lui disant qu'il ne l'a pas. Mais la solution la meilleure serait de donner une réponse équivoque, c'est-à dire de s'arranger pour dire une chose où il ne ment pas dans le fond quoique ce soit un mensonge dans la forme selon ce que comprend son vis-à-vis. Mais, même si on ne recourt pas à cette astuce, on ne commet aucun interdit en mentant. (Les jardins des vertueux)
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