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 la célébration de l’anniversaire de la 15ème nuit de Cha’bân.

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Date d'inscription : 15/07/2009

MessageSujet: la célébration de l’anniversaire de la 15ème nuit de Cha’bân.   Dim 19 Juil - 10:03

Le point de vue sur la célébration de l’anniversaire de la 15ème nuit de Cha’bân.



Louange à Allah qui a nous parachevé la religion, et accompli sur nous Son bienfait. Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète, et Messager Muhammad, le Prophète du repentir et de la miséricorde.

En outre, Allah dit dans la sourate la table servie :



« …Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait, et J’agrée pour vous l'Islâm comme religion. » ([28])


Et Il dit dans la sourate de la consultation :



« Ou bien, auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? Or, si l’arrêt décisif n’avait pas été prononcé, leur affaire aurait été réglée. Mais certes, les injustes auront une sévère punition. » ([29])


Il est établi comme authentique dans les recueils « Sahih Moslim » et « Sahih Al-Bukhâri » d’après Aïcha (t) d’après le Prophète a dit :

« Quiconque introduit dans notre religion quelque chose qui ne s’y trouve pas, cette chose est rejetée. » ([30])


Dans une autre version il a dit :

« Celui qui a fait un acte qui n’est pas conforme à notre religion, cet acte est rejeté. » ([31])


Moslim a transmis dans son Sahih d’après jâber (t) que le Prophète disait, pendant son sermon, le jour du vendredi :

« En outre, la meilleure parole est le Livre d'Allah, et la meilleure voie est la voie de Muhammad. La pire des choses est la chose nouvelle, et toute innovation est un égarement ». ([32])


Les versets et les hadiths à ce propos sont nombreux, et prouvent clairement qu’Allah I a parachevé pour cette communauté sa religion, et accompli Son bienfait sur elle. De même, Allah I n’a pas rappelé vers Lui Son Prophète qu’après qu’il ait transmis entièrement le message, et montré à la communauté, toutes les paroles et les actions qui ont été prescrites par Allah. Le Prophète a expliqué ce qu’était l’innovation comme étant tout ce que les gens introduisent (dans la religion) comme paroles et actions, après lui, et prétendent être de la religion islamique. Ces innovations seront rejetées, même si elles sont faites avec une bonne intention.

Les compagnons du Prophète étaient informés de cela, et après eux les savants de l’Islam également. C’est pour cela qu’ils ont rejeté, et mis en garde contre les innovations, comme cela est mentionné dans les livres de ceux qui ont compilé les livres sur l’apologie de la Sunna et le rejet des innovations, comme Ibn Waddâh, Al-Tartûchî, Abû Châmah et d’autres.

Parmi les innovations qui ont été introduites par les gens, est celle de célébrer l’anniversaire de la nuit du quinze du mois de Cha’bân, et en distinguant sa journée par le jeûne. Il n’y a aucune preuve fondée qui appuie cela. Par ailleurs, il a été rapporté, sur son mérite, des hadiths faibles sur lesquels on ne peut pas s’appuyer. Aussi, ce qui a été rapporté sur le mérite d’accomplir la prière cette nuit-là, n’est que mensonge, comme en a averti beaucoup de savants musulmans. Nous évoquerons quelques-uns de leurs dires plus tard, si Allah I le veut. Il y a aussi des âthârs (hadith rapporté par autre que le Prophète) sur le mérite de cette nuit, qui ont été transmis par quelques prédécesseurs du Proche-Orient (le chêm), et par d’autres pays.

Cependant, l’unanimité des savants est d’avis que célébrer la nuit du quinze de Cha’bân est une innovation, et que tous les hadiths concernant son mérite sont faibles, et quelques-uns d’entre eux sont mensongers. Parmi ceux qui ont mis en garde contre cette innovation, on trouve Al-Hâfidh Ibn Rajab dans son livre « Latâif Al-Ma’ârif » et dans d’autres ouvrages. Il faut savoir que les hadiths faibles sont pris en compte dans l’adoration que si la base de son contenu a été établie par des preuves incontestables (d’autres hadiths authentiques). La célébration de l’anniversaire de la 15ème nuit de Cha’bân, ne dispose pas de base solide nous permettant de prendre en considération les hadiths faibles (à son sujet).

Cette règle d’or fut exposée par l’imam Abû Abâss, le savant de l’islam, Ibn Taimiyah (qu’Allah Lui accorde sa miséricorde). Je vais, chers lecteurs, citer ce qui a été dit sur ce sujet, par quelques-uns des savants, pour que vous soyez bien avisés sur ce point. Les savants (qu’Allah leur accorde Sa miséricorde) sont unanimes sur le fait que nous devons référer tout sujet, dans lequel les gens différent, au Livre d’Allah I, et à la Sunna du Prophète . C’est le jugement exprimé par les deux (le coran et la sunna) ou bien un seul des deux, qui constitue la loi divine qui doit être suivie, et tout ce qui vient en contradiction doit être rejeté. Toutes les adorations qui n’ont pas été mentionnées dans le Coran et la Sunna sont des innovations qui ne doivent pas être pratiquées, et à plus forte raison appeler les gens à les faire, et les approuver.

Ceci comme Allah dit dans la sourate les femmes :



« Ô vous les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager et à ceux parmi vous qui détiennent l'autorité. En cas de désaccord sur quelque chose, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour Dernier. Ceci est meilleur et le plus approprié pour une décision finale ». ([33])


Et Il dit dans la sourate la consultation :



« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah. » ([34])


Et Il dit dans la sourate la famille d’Imrân :



« Dis: Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi donc, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. » ([35])


Il dit aussi :



« Mais non ! …Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes, et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et que lorsqu’ils se soumettront complètement (à ta sentence). » ([36])


Les versets qui ont le même sens sont nombreux. Ils montrent toute la nécessité de référer tout litige au Coran et à la Sunna, et la nécessité d’approuver leurs jugements. Cela est vraiment l’exigence de la foi, et cela est bénéfique aux serviteurs, maintenant et dans le futur, comme cela est de meilleure interprétation, c’est-à-dire un meilleur aboutissement final.

Al-Hâfidh ibn Rajab (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde), après avoir longuement parlé sur ce sujet, dit dans son livre « Latâif Al-Ma’ârif »,(je cite): « Les Tâbi’ounes ( ceux qui sont venus après les compagnons) du Proche-Orient (le chêm), tels que Khâlid ibn Ma’dân, Makhoul, Luqmân ibn ‘Amir, et d’autres, magnifiaient la 15ème nuit du mois de Cha’bân pendant laquelle ils faisaient beaucoup d’actes de dévotion. Les gens adoptèrent la même voie, celle de glorifier cette nuit et croire en son mérite. On dit qu’on leur a fait parvenir des hadiths israélites à ce sujet (auxquels ils ont cru), et lorsqu’ils devinrent connus pour cet acte, dans tous les pays ; les gens divergèrent à leur sujet. Il y avait, d’une part, ceux qui acceptaient et étaient d’accord avec eux pour glorifier cette nuit, et on trouvait parmi ceux-là, entre autres, un groupe d’adorateurs des gens de Basra. D’autre part, cela fut rejeté par la plupart des savants du Hijâz, parmi eux ‘Atâ ibn Abu Milkyah dont l’avis fut rapporté par Abdur Rahmân ibn Zaid ibn Aslam d’après les juristes de Médine ; et cet avis est l’avis des compagnons de l’imam Mâlik entre autres, et ils disent que tout cela est une innovation.



Les savants du Proche-Orient (le chêm) ont deux opinions sur la façon de la célébrer :



La première est qu’il est conseillé de commémorer cette nuit, en groupe, dans les mosquées. Pendant cette nuit, Khâlid ibn Ma’dan, Luqmân ibn Amir et d’autres, portaient leurs meilleurs habits, se parfumaient avec l’encens, s’enduisaient les bords des paupières de khôl, et restaient éveillés pour prier. Ishâq ibn Râhawayh fut d’accord avec eux sur ce sujet, et disait que le fait de rester éveiller pour prier, cette nuit-là, dans les mosquées, en groupe, n’était en aucun cas une innovation. Ce récit fut mentionné dans le livre de Harb Al-Kourmâny : « Massâ’ilih ».

La deuxième opinion affirme qu’il est déconseillé de se réunir, durant cette nuit, dans les mosquées pour la prière, pour écouter les histoires ou pour invoquer. Seulement, prier individuellement n’est pas déconseillé. Cette opinion est l’avis d’Al-Awzâ’î, l’Imâm, juriste et savant du Proche-Orient (le chêm). Cette dernière opinion est celle qui se rapproche le plus de la vérité, si Allah I le veut (…) Aussi, on ne connaît aucun dire provenant de l’imâm Ahmad au sujet de la quinzième nuit du mois de cha’bân. Par ailleurs, on déduit (des paroles de l’imâm Ahmad) qu’il est conseillé de rester cette nuit éveillé pour prier, et ceci selon deux de ces dires ; lorsqu’il parle du fait de rester éveiller durant la nuit des deux grandes fêtes. Dans l’un de ces dires, il déconseille de rester éveiller pour prier, en groupe, car cela n’a pas été rapporté par le prophète , et ni par ses Compagnons. Toutefois, dans un autre dire, il conseille de rester éveillé pour prier, car un des Tâbi’ounes, nommément, Abdur-Rahmân ibn Yazîd ibn Al-Aswad, observa une telle veillée. Ainsi, cela est identique pour la quinzième nuit du mois de Cha’bân, en considérant le fait qu’un tel acte n’ait pas été établi comme authentique, de la part du Prophète ni de la part des compagnons, même si, cela a été établi de la part d’un groupe précis d’éminents juristes de Tâbi’ounes du Proche-Orient (le chêm). »

Ici prennent fin les propos en question d’Al-Hâfidh ibn Rajab (qu’Allah Lui accorde Sa miséricorde). Son avis, au sujet de la quinzième nuit du mois de Cha’bân, y est clairement exprimé. Il dit que rien à son sujet, rapporté par le Prophète et ses compagnons (t), n’est authentique. Quant à l’avis choisi par Al-Awzâ’î (qu’Allah Lui accorde Sa miséricorde) où il y conseille de veiller individuellement cette nuit, et qui fut approuvée par Al-Hâfidh ibn Rajab, est une parole étrange et sans fondement. En effet, n’importe quelle chose, qui n’a pas été authentifiée par les preuves religieuses comme étant réglementée, est défendue d’être introduite par le musulman dans la religion d’Allah I. Cela revient au même s’il le fait individuellement ou en réunion, discrètement ou publiquement, car cette parole du Prophète , ainsi que d’autres paroles démontrant le rejet et la mise en garde contre les innovations, sont générales : « Celui qui a fait un acte qui n’est pas conforme à notre religion, cet acte est rejeté.»([37])

L’Imâm Abû Bakr Al-Tartûchî (qu’Allah Lui accorde Sa miséricorde) a dit dans son ouvrage « Al-Hawâdith wal Bida’ »: Ibn Waddâh rapporte selon Zaid ibn Aslam qui a dit: « Nous n’avons vu aucun de nos savants ou de nos juristes, prendre en considération la 15ème nuit de Cha’bân, ni la parole de Makhûl, et ne voyaient en elle (la nuit) aucun mérite au regard des autres nuits. »

Lorsqu’on informa Ibn Abû Milkyah que Zaid Al-Numaïri disait : « la récompense de la 15ème nuit du mois de Cha’bân équivaut celle de la nuit du destin », il rétorqua : « Si je l’avais entendu, en ayant dans ma main un bâton, je l’aurais certainement battu. » Zaid était un conteur d’histoires ( ici prennent fin les paroles voulues).
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MessageSujet: Re: la célébration de l’anniversaire de la 15ème nuit de Cha’bân.   Dim 19 Juil - 10:03

Le savant Ach-Chawkânî (qu’Allah Lui accorde Sa miséricorde) dit dans son livre « Al-Fawâid Al-Majmu’ah » (je cite) : « Le hadith: « Ô Ali! Celui qui prie cent unités de prière, pendant la 15ème nuit de Cha’bân, et en lisant dans chaque unité la sourate Al-Fâtihah, et la sourate Al-Ikhlâs, dix fois, Allah I le pourvoira de tous ses besoins.. etc. »

Ce hadith est un hadith mensonger, et ses rapporteurs sont inconnus, et son explicite énoncé assure, à celui qui fait cette action, une telle récompense qu’aucun homme ne peut ne pas douter qu’il est mensonger. Aussi, ce hadith a été rapporté dans une deuxième et troisième chaîne de transmission, et leurs énoncés sont tous mensongers, et ceux qui l’ont rapporté sont tous inconnus. Ach-Chawkânî dit, aussi dans son livre « Al-Mukhtasar »: « Le hadith, au sujet des prières durant la 15ème nuit de Cha’bân, est faux. Et selon Ibn Hibbân d’après le hadith rapporté par ‘Ali: « Lorsque la 15ème nuit de Cha’bân parvient, veillez pendant sa nuit, et jeûnez pendant sa journée », ce hadith est faible. »

Il a, aussi, dit dans son livre « Al-la’âlî’ »: « Cent unités de prières pendant la nuit du quinze de Cha’bân, en y récitant la Sourate Al-Ikhlâs dix fois dans chaque unité, et son grand mérite..., ce hadith rapporté par Daylamî, et d’autres, est mensonger. En plus de cela, la plupart des rapporteurs des trois versions sont autant inconnus que faibles. » Il dit, aussi : « le hadith des douze unités de prière, avec la récitation de la Sourate Al-Ikhlâs trente fois, dans chaque unité de prière, est mensonger, aussi bien que le hadith de quatorze unités de prière.

Tel est le hadith qui trompa un groupe de juristes comme l’auteur de « l’Ihyâ’ » entre autres, comme de nombreux exégètes. Les prières de cette nuit, c’est à dire la 15ème nuit de Cha’bân, ont été rapportées avec des variantes qui sont toutes fausses et mensongères. Cela ne vient pas à l’encontre de la variante rapportée par Tirmidhî, d’après le hadith rapporté par Aïcha (t) qui parle de la visite du Prophète au cimetière de Baqi’, et de la descente du Seigneur pendant la 15ème nuit de Cha’bân, où Allah I accorde Son pardon à autant de personne que le nombre de poils sur les moutons de la tribu de Kalb. Ce sont ces prières inventées, pendant cette nuit, qui sont désignées par nos propos, car le hadith de Aïcha (t) est discrédité de faiblesse et d’interruption. De même, le hadith de ‘Ali, cité plus haut, au sujet de rester éveiller pendant cette nuit, ne vient pas à l’encontre du fait que cette prière est mensongère, car ce hadith est faible comme nous l’avons déjà dit. » Ici prennent fin les propos voulus de l’auteur.

Al-Hâfidh Al-‘Irâqî a dit que le hadith sur les prières de la 15ème nuit de Cha’bân, est fabriqué contre le Prophète , doublé d’un mensonge dit à son sujet. An-Nawâwî, dit, dans son livre « Al-Majmu’ »: « La prière connue sous le nom de « as-salât arraghâîb » ( litt. la prière des souhaits), qui consiste à prier douze unités de prière, entre la prière du maghrib et la prière du ichâ, pendant la nuit du premier vendredi du mois de rajab, et la prière durant la quinzième nuit du mois de cha’bân, qui consiste à prier cent unités de prière ; ces deux sortes de prières sont toutes des innovations répréhensibles. » Par ailleurs, on ne doit pas être dupé par leur mention (les prières de cette nuit) dans le livre de « Qût-ul-Qulûb », et le livre « Ihyâ Ulûm-ud-Dîne », ni par le hadith qui y est mentionné, car son contenu est entièrement sans fondement. De même, on ne doit pas être dupé par ceux qui ont des doutes de son authenticité, comme les imâms qui, par conséquent, compilèrent quelques articles sur sa recommandation, mais cela est une erreur de leur part.

Le cheikh et l’imâm Abû Muhammad Abdur Rahmân ibn Ismaïl Al-Maqdasî a compilé un livre très précieux, où il mena très bien son argumentation, qui anéantit l’authenticité du caractère spécial de cette nuit. Les paroles des savants, sur la question, sont tellement nombreuses que si nous devions citer tout ce que nous avons lu, de leurs écrits, sur ce sujet, notre exposé aurait été trop long. Peut-être que le chercheur de la vérité se contentera de ce que nous avons mentionné. En considérant les versets cités plus haut, les hadiths, et les paroles des savants, il devient clair pour celui qui cherche la vérité que célébrer la 15ème nuit de Cha’bân en priant ou des choses de ce genre, et en distinguant sa journée par le jeûne, est une innovation répréhensible chez la majorité des savants, car elle n’a aucune source dans la religion pure, mais elle fut, plutôt, introduite dans l’Islam après la période des compagnons.

La parole d’Allah suffit, dans cette affaire comme dans d’autres, à celui qui cherche la vérité, lorsqu’Il dit :



« …Aujourd'hui J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli Mon bienfait sur vous, et J’ai agréé pour vous l'Islam comme religion.» ([38])




ainsi que les autres versets sur le même sujet. Mais aussi la parole du Prophète suffit lorsqu’il dit:

« Quiconque introduit dans notre religion quelque chose qui ne s’y trouve pas, cette chose est rejetée. » ([39])

Ainsi que les hadiths du même genre. Dans le Sahih Moslim d’après Abu Hurayrah qui dit : le Prophète a dit:

« Ne distinguez pas la nuit du vendredi, parmi les autres nuits, par la veillée, et ne distinguez pas sa journée, parmi les autres journées, par le jeûne, excepté si vous êtes en train de jeûner un jeûne habituel. » ([40])

Ainsi, s’il était permis de distinguer une nuit quelconque avec des actes de dévotion, la nuit du vendredi serait plus digne que n’importe quelle autre nuit, puisque sa journée est la meilleure journée où le soleil s’est levé, comme le prouvent les hadiths authentiques du Prophète .

Comme le Prophète a mis en garde de distinguer la nuit du vendredi, parmi les autres nuits, par la veillée, la distinction des autres nuits est à plus forte raison interdite. Donc, il est interdit de la distinguer par n’importe quels actes d’adoration, sauf si nous détenons une preuve authentique qui prouve sa distinction.



De plus, étant donné qu’il est licite de veiller pour prier, et de faire des efforts dans l’adoration, pendant la nuit du Destin, et les nuits du Ramadan ; le Prophète a pris soin de nous en informer, et a incité les gens à veiller durant ces nuits en le faisant lui-même, comme il a été rapporté dans le « Sahih Muslim » et le « Sahih Al-Bukhâry » que le Prophète a dit:

« Celui qui veille, pour prier, pendant les nuits de Ramadan, avec sincérité et cherchant la récompense d’Allah, Allah lui pardonnera ses péchés passés. » ([41])



S’il était permis de distinguer la 15ème nuit de Cha’bân ou la première nuit du premier vendredi de Rajab ou la nuit de l’Isrâ et du Mi’râj, avec une célébration ou quelques actes de dévotion, le Prophète aurait orienté la communauté vers cela ou l’aurait fait lui-même. Si une telle chose avait eu lieu, elle aurait été transmise aux gens, par les compagnons (qu’Allah les agréés), qui ne l’auraient jamais caché aux gens, en considérant le fait qu’ils soient les meilleures personnes, et les meilleurs des conseillers après les prophètes (sur eux la paix d’Allah).


Vous avez pris connaissance, désormais, d’après la parole des savants, que rien sur le mérite de la nuit du premier vendredi de Rajab, et la 15ème nuit de Cha’bân, n’a été établi par le Prophète , et ni par ses compagnons. On en a conclu que célébrer ces deux nuits est une innovation qui fut introduite dans l’Islam. De même, les distinguer par des actes de dévotion est considéré comme une innovation répréhensible. De plus, la nuit du 27ème Rajab, qui est considérée comme étant la nuit de l’Isra’ et du Mi’râj, ne doit ni être distinguée par des actes d’adoration, et ni être fêtée, et ceci en se basant sur les preuves déjà citées. L’avis sur la célébration de cette nuit serait le même si sa date était connue, que dire alors si elle n’était pas connue (!), et ce dernier avis, c’est à dire l’ignorance de sa date, est l’authentique parole des savants. Par ailleurs, dire que l’événement de l’Isra’ et du Mi’râj s’est bien déroulé la nuit du 27 Rajab, est une parole fausse qui ne se base pas sur les hadiths authentiques. En conclusion, le poète a raison lorsqu’il dit :

Les meilleures actions sont celles des anciens bien guidés,
Et les pires actions sont les récentes innovées.



Nous demandons à Allah I qu’Il permette, à nous et à tous les Musulmans, de s’accrocher et d’obéir à la Sunna, et de mettre en garde contre tous ceux qui la transgresse. Allah I est le Généreux et le Magnanime. Que la paix et le salut soient sur Son Serviteur et Son Messager, notre Prophète Muhammad, sur sa famille et tous ses Compagnons.

Écrit par le grand savant Abdel Aziz ibn Baz (qu'Allah lui fasse miséricorde.)
Traducteur: Mohammad Ibrahim Nuckcheddy
Revu et corrigé par l’association Aux Sources de l’Islam


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[1] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.
[2] . Sunan Abu Dawud: Vol. 3, hadith 4590.
[3] . Le Coran: Sourate 59, Al-Hashr, verset 7.
[4] . Le Coran: Sourate 24, An-Nur, verset 63.
[5] . Le Coran: Sourate 33, Al-Ahzâb, verset 21.
[6] . Le Coran: Sourate 9, At-Tawbah, verset 100.
[7] . Le Coran: Sourate 5, Al-Mâidah, verset 3.
[8] . Sahih Muslim: Vol. 4, hadith 4546.
[9] . Sahih Muslim: Vol. 2, hadith 1885.
[10] . Le Coran: Sourate 4, An-Nisâ, verset 59.
[11] . Le Coran: Sourate 42, Ach-Churâ, verset 10.
[12] . Le Coran: Sourate 2, AL-Baqarah, verset 111.
[13] . Le Coran: Sourate 6, Al-An’âm, verset 116.
[14] . Sunan Ibn Majah: Vol. 2, hadith 3029.
[15] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 4, hadith 654.
[16] . Le Coran: Sourate 23, Al-Mu’minûn, versets 15-16.
[17] . Sahih Muslim: Vol. 4, hadith 5655.
[18] . Le Coran: Sourate 33, Al-Ahzâb, versets 56.
[19] . Sunan An-Naçâî: Vol. 2, hadith 25.
[20]. Le Coran: Sourate 17, Al-Isrâ, verset 1.
[21] . Le Coran: Sourate 5, Al-Mâidah, verset 3.
[22] . Le Coran: Sourate 42, Ach-Churâ, verset 21.
[23] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.
[24] . Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4267.
[25] . Sahih Muslim: Vol. 2, tradition 1885.
[26] . Sunan Abu Dawud: Vol. 1, hadith 4590. Sunan Tirmithi: Vol. 10, hadith 43. Sunan Ibn Majah: Vol. 1, hadith 42.
[27] . Le Coran: Sourate 5, Al-Mâidah, verset 3.
[28] . Le Coran: Sourate 5, Al-Mâidah, verset 3.
[29] . Le Coran: Sourate 42, Ach-Churâ, verset 21.
[30] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.
[31] . Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4267.
[32] . Sahih Muslim: Vol. 2, tradition 1885.
[33] . Le Coran: Sourate 4, An-Nisâ, verset 59.
[34] . Le Coran: Sourate 42, Ach-Chourâ, verset 10.
[35] . Le Coran: Sourate 3, Al-Imrân, verset 31.
[36] . Le Coran: Sourate 4, An-Nisâ, verset 65.
[37] . Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4267.
[38] . Le Coran: Sourate 5, Al-Mâidah, verset 3.
[39] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.
[40] . Sahih Muslim: Vol. 2, hadith 2546.
[41] . Sahih Al-Bukhari: Vol. 1, hadith 36
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